“Ils sont venus rejoindre le clergé catholique… avec leurs épouses !”
Sur le journal : ”Le Vatican autorise les prêtres anglicans à devenir catholiques”.
Source : Courrier International
“Ils sont venus rejoindre le clergé catholique… avec leurs épouses !”
Sur le journal : ”Le Vatican autorise les prêtres anglicans à devenir catholiques”.
Source : Courrier International
Le Tribunal Administratif de Besançon a statué le mardi 10 novembre en faveur d’une femme homosexuelle qui recevra l’autorisation d’adopter. En effet, les juges ont enjoint le conseil général du Jura à délivrer “dans un délai de 15 jours” et “sous astreinte de 100 euros par jour de retard” un agrément d’adoption à Emmanuelle B., une enseignante de 48 ans vivant en couple depuis plus de vingt ans avec une psychologue scolaire de 45 ans. Après une procédure ponctuée par deux refus de la part de cette instance locale et qui aura duré onze années.
Un traitement discriminatoire
Le 26 novembre 1998, Emmanuelle reçoit un premier refus d’agrément motivé par un rapport psychologique mentionnant une “attitude particulière vis-à-vis de l’homme dans le sens où il y a refus de l’homme”. Le tribunal administratif de Besançon interpellé par Emmanuelle annule cette décision mais la cour d’appel de Nancy casse le jugement en décembre 2000. Le pourvoi en cassation pour obtenir cet agrément indispensable pour l’adoption est lui-même rejeté en juin 2002. Emmanuelle saisit alors la Cour Européenne des droits de l’Homme en décembre 2002, jugeant “avoir subi, à toutes les phases de la procédure de demande d’agrément en vue d’adopter, un traitement discriminatoire fondé sur son orientation sexuelle et portant atteinte à son droit au respect de la vie privée”. Le gouvernement français, lui, certifie que “le refus était motivé par le seul intérêt de l’enfant et fondé sur deux motifs: l’absence de référent paternel et l’ambiguïté de l’investissement de la compagne de la requérante dans l’accueil de l’enfant”.
La France épinglée par la CEDH
Les juges européens rendent justice à Emmanuelle B. et condamne la France pour discrimination sexuelle dans leur arrêt de janvier 2008. Le droit français permet l’adoption par une personne célibataire d’une part, la Convention Européenne des Droits de l’Homme interdit toute discrimination sur la base de l’orientation sexuelle des individus d’autre part. Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, déclare en juillet 2008 : “Nous avons pris acte de cette décision et nous en tirerons toutes les conséquences : la France doit garantir sans discrimination le droit de demander l’agrément en vue d’adopter”. Excepté le conseil général du Jura présidé par Jean Raquin, représentant divers droite. La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) saisie aussi par Emmanuelle note d’ailleurs, en octobre2009, le refus du président Raquin de se soumettre à l’arrêt de la CEDH.
Raquin se rabat sur le “débat politique national”
Fi des travailleurs sociaux “favorables à la demande d’agrément pour adoption” et pointant une “solidité certaine” du couple formé par Emmanuelle B. et sa compagne, fi des différents services compétents chargés de l’enquête sociale, le conseil général du Jura pose une seconde fois une sorte de veto en janvier 2009. Les motifs invoqués supposant des « différences notables (au sein du couple) dans le projet d’adoption, notamment au niveau de l’âge de l’enfant » et un “manque d’implication” de Laurence R., la compagne.
La décision du Tribunal administratif bisontin aura eu raison de l’entêtement du Conseil Général. Un magistral soufflet pour son président J. Raquin qui dit vouloir se plier à la décision de la cour : “Face à l’emballement médiatique, je constate que sa position sur un dossier individuel de demande d’agrément était inaudible”. Il estime que “les questions posées à travers cette affaire relèvent en réalité du débat politique national” et “invite le Législateur à s’en saisir”.
“Il n’y a pas de projet pour réformer l’adoption en faveur des couples homosexuels. C’est un engagement du président de la République” souligne Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille. “Une décision de justice a été rendue, eh bien nous devons en prendre acte et je crois qu’elle doit alimenter notre réflexion sur ce sujet, réflexion qui d’ailleurs est permanente” d’après Jean-Luc Chatel, ministre de l’Education et porte-parole du gouvernement. La confédération nationale des associations Familiales Catholiques (CNAFC) jette un pavé on-ne-peut plus loin dans la mare et somme le législateur de garantir à l’enfant le droit premier à avoir un père et une mère.
Une décision de justice conforme à la réalité
Plusieurs associations de lutte contre l’homophobie ont salué la décision du tribunal de Besançon, ainsi que le porte-parole de l’inter – LGBT, Philippe Castel : “A un moment, il faut arrêter l’hypocrisie, même si ce sont des célibataires qui produisent la demande d’agrément, la réalité est que ces célibataires vivent souvent en couple, et parfois en couple homosexuel. Si un couple homosexuel offre des garanties pour l’accueil d’un enfant, je crois qu’il est temps pour le gouvernement ou les parlementaires d’autoriser par la loi le couple homosexuel adoptant”. Puisque ce qui est valable pour un seul futur parent peut devenir possible pour un couple. Parmi les politiques, le PCF “espère que cette décision fera jurisprudence en France et dans tous les pays de l’Union européenne”. On se souviendra qu’en Belgique, au Danemark, en Espagne, en Norvège, aux Pays-Bas, en Suède et au Royaume-Uni, les couples de même sexe peuvent à adopter des enfants. Et qu’aussi pour la quatrième fois en France, la possibilité d’adopter vient d’être rendue possible à un couple homosexuel.
Nathalie Szuchendler
Voir aussi : http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2006/12/05/1068-adoption-et-homoparentalite
Samedi 14 novembre 2009
Lettre ouverte à nos amies féministes,
Ce message, certes chargé de colère, s’adresse à certaines de nos camarades féministes engagées dans les luttes antiracistes, altermondialistes, traversées par une certaine culpabilité coloniale et postcoloniale. Militantes et/ou chercheuses, porteuses des valeurs féministes, nous n’arrivons pas à concevoir, à comprendre ni à accepter votre engagement aux côtés de celles qui se nomment « féministes musulmanes et/ou voilées », au dépend des féministes laïques.
Nos chères amies, camarades, compagnes de luttes, féministes, nous allons vous raconter une histoire, notre histoire. A la veille du 40ème anniversaire du Mouvement de Libération des Femmes et sans revenir sur toutes les luttes qui ont précédées et aboutit à ce mouvement, nous sommes interpellées par notre conscience, nos aspirations, nos rêves et nos utopies. Que nous soyons originaires d’Iran, d’Algérie, d’Afghanistan ou du Pakistan, ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons quitté nos terres d’enfance.
Aujourd’hui, nous nous retrouvons unies dans une terre laïque où la liberté de conscience est garantie par la loi, où les luttes pour l’égalité des droits est possible, quoiqu’ardue. Ardue, car l’égalité des droits et des sexes est indissociable des luttes sociales, économiques, culturelles et éducationnelles.
Tout cela nous l’avions compris de là où on était, vos luttes étaient les nôtres, votre libération prédisait la nôtre. Nous suivions vos cheminements et vos acquis nous renforçaient dans nos convictions et dans la poursuite de nos luttes.
Votre force, votre entente, au delà de vos différences partisanes, pour arracher le droit à la contraception, à l’avortement, à la reconnaissance de l’homosexualité, au PACS et plus loin, dans l’histoire, au divorce étaient une source d’encouragement, pour nous, dans nos luttes contre la polygamie, les femmes mineures à vie et le non droit de disposer de nous- mêmes. Vos luttes et les nôtres avaient, alors, les mêmes ennemis : le Patriarcat et « les lois divines ».
L’instauration des « lois divines » dans nos différents pays, les violences et les actes terroristes qui sont perpétrés contre les femmes et les hommes porteurs de valeurs laïques de liberté de conscience ont poussé beaucoup d’entre nous au départ.
Nous sommes arrivées avec l’expérience de nos luttes inachevées, avec, comme seuls bagages, nos rêves, nos utopies, notre quête de liberté et de démocratie. Une démocratie où la laïcité fondamentale, solide et vidée de toute croyance religieuse, fait place à la liberté de matérialiser des rapports humains dans un monde vivables pour toutes et tous. C’est dans cet état d’esprit que nous vous rejoignions, tout en ayant la conviction que ni les discours trompeurs ni les alliances contre natures et partisanes ne peuvent venir à bout de nos luttes communes.
Nos chères camarades de luttes, d’Amour, d’Amitié et de liberté, nous sommes là à vos côtés et ensemble dans les mêmes luttes ici ou là-bas. Avec vous nous luttons pour une réelle égalité dans les institutions politiques, pour l’égalité des salaires entre hommes et femmes, contre toutes les publicités sexistes, avec vous pour protéger des droits durement acquis, aujourd’hui fortement menacés (le Planning Familial privé de son financement, la loi 1905 menacée…), avec vous et ensemble contre la marchandisation des corps des femmes et contre toutes les violences faites aux femmes tous les jours.
Nous sommes avec vous, à vos côtés et ensemble mais vous l’êtes-vous réellement ?
Nos chères amies
Nous sommes arrivées avec les mêmes désirs de liberté, les mêmes regards portés sur le présent et l’avenir. Un avenir d’égalité hommes-femmes, d’égalité hétérosexuel-le-s/ homosexuel-le-s et d’égalité sociale; mais, voilà, aujourd’hui, vos regards se détournent de nous, vos mains se tendent à celles et ceux qui nous obligent à l’exil, votre fascination va vers celles et ceux qui placent les « lois divines » au dessus de tout. Des « lois divines » où charité ne peut pas rimer avec solidarité citoyenne. L’égalité des sexes ne peut pas se conjuguer avec patriarcat et suprématie de l’homme. Homosexualité et libre désirs ne peuvent pas se retrouver dans le même lit que procréation et soumission.
L’adage qui énonce que « l’ennemie de mon ennemie est mon amie » ne peut être l’apanage des féministes, souvenez vous des conséquences de l’alliance : Islamiste et communiste en Iran et ce qui arriva à ces derniers une fois les islamistes au pouvoir. Au quotidien, des femmes sont menacées, emprisonnées, arrêtées, lapidées, meurtries. Entendez-vous leurs cris de liberté ? Ou seulement leurs échos, écoutez… !
Aujourd’hui, il est encore temps de nous ressaisir, de redonner au féminisme ses véritables fondements et sa vocation universaliste en tant que femmes de gauche luttant pour les droits de toutes les femmes, où qu’elles soient et quelles que soient leurs origines ou leurs couleurs en ayant toujours à l’esprit que les lois doivent être là pour garantir les libertés de conscience et empêcher que les lois et les règles communautaristes ne redonnent toute sa place au patriarcat. N’existe t-il pas des lieux, des structures et des groupes qui portent différentes luttes quelles que soient les valeurs que nous défendons ?
Aujourd’hui, au nom des valeurs et des luttes et du projet de société que nous partageons avec vous, nous vous interpellons haut et fort pour nous répondre et nous expliquer votre fascination pour des femmes qui mettent la loi divine au dessus de tout. Au nom de ces dernières, les femmes sont tout simplement niées dans leur existence.
Est ce de l’exotisme ? Nous ne pouvons croire cela, est ce de la naïveté politique ? Nous n’osons croire cela, est-ce une alliance conjoncturelle contre l’impérialisme et le capitalisme américain ? Si c’est le cas nous nous demandons où en est l’indépendance et l’autonomie des femmes par rapport aux partis. Il nous arrive, parfois de nous questionner sur la place des chercheuses féministes, leurs démarches par rapport aux appels à projets et aux commandes des institutions, la laïcité étant menacée de toute part.
Nous vous interpellons, car notre place est avec vous et votre combat est avec nous. Nous Féministes laïques.
Chères amies, à bientôt…
Féministes Laïques Algériennes et Iraniennes
Contact : feministelaiquepointbarre@yahoo.fr
vendredi 22 mai 2009
Yiddish lesson by Ellis and Barbara.
From Hachette Book Group. A VidLit Production.
En attendant la prochaine leçon !
Condamné maintes fois depuis près de quarante ans pour “provocation à la haine, à la discrimination et à la violence raciale”, Jean-Marie Le Pen a récidivé lors d’une conférence de presse donnée ce dimanche 08 février en préparation des élections européennes du mois de juin. La population marseillaise s’est trouvée dans la ligne de mire du président frontiste, estimant que le maire de la ville pourrait bientôt s’appeler “Ben Gaudin” en raison d’une inflation supposée de musulmans dans la cité phocéenne. “L’immigration de masse tend à prendre l’allure d’une véritable colonisation” insiste-t-il dans l’une des ses diatribes antimusulmanes et anti-arabes. L’une des dernières cartes frontistes avant les élections au parlement européen, mais c’est sans compter le ratissage à l’extrême-droite déjà effectué non seulement par Sarkozy durant les présidentielles, mais aussi par l’actuel sénateur-maire de Marseille.
Si Le Pen s’en prend à la politique de Gaudin qui se présente comme un centriste modéré, c’est avec les voies et le soutien du FN que celui-ci a managé la région PACA de 1986 à 1992. Gaudin participa à la création du Parti Républicain puis de Démocratie Libérale avec A. Madelin et J. Raffarin. DL rompt avec la direction de l’UDF en mai 1998 après avoir soutenu des présidents de régions élus avec les voix frontistes en avril. Parmi ces gagnants, on identifie J.P Soisson, J. Blanc, Ch. Million, Ch. Baur. Des cadres du FN sont alors captés au sein d’une “droite républicaine”, selon l’expression de Gaudin lui-même. Daniel Simonpieri, ancien maire de Marignane et passé au MNR en 1998, est l’un des cas les plus illustres puisqu’imposé par le vice-président de l’UMP JC Gaudin aux élections municipales de 2008. Depuis 2002, DL a rejoint Union dont elle serait la branche “libérale”.
Ménager la conscience de droite et les réflexes de gauche
J.C Gaudin qui semble briguer un quatrième mandat municipal en 2012, n’a pas répondu directement aux propos de Le Pen dont il ne semble pas contester la teneur. “Il est effectivement vraisemblable que dans l’avenir Marseille aura un maire avec un nom à consonance étrangère, pour nous ce n’est pas quelque chose qu’on voit arriver avec horreur mais au contraire le couronnement de ce creuset culturel qu’est Marseille” a précisé le président du groupe UMP au conseil municipal. Un discours ambigu qui opère une distinction entre patronymes dit “français” et les autres noms, et semble s’adresser autant aux citoyens marseillais redoutant une invasion “étrangère” ou “musulmane” qu’aux marseillais des différentes communautés coexistant dans l’une des plus anciennes villes de France.
Avec le sombre record gouvernemental de trente mille expulsions par an, il s’agit pour le Président de la commission nationale d’investiture de l’UMP de ne pas désavouer la politique d’immigration initiée par l’ancien ministre de l’Intérieur Sarkozy, en juillet 2005 à Marseille, sous la formule magique d’ “immigration choisie” où “chacun sera gagnant”.
Nathalie Szuchendler
Voir :
jeudi 12 février 2009
Fidèle donatrice de l’Eglise de Scientologie depuis 1989, Nancy Cartwright a participé à une campagne de la secte par message téléphonique, en utilisant le tyle vocal qu’elle prête au personnage de Bart dans la série animée The Simpson. Des New-Yorkais ont en effet reçu un appel téléphonique avec la voix du héros en question, qui leur donnait rendez-vous à Los Angeles pour assister à un réunion scientologiste le samedi 31 janvier. Se présentant d’abord sous le vocable de Bart Simpson, N. Cartwright a décliné sa véritable identité tout en parlant avec la voix, les tics de langage et le rire du personnage. Intercepté par un internaute, le message promotionnel (1) a provoqué plus de réactions que prévues. Par la voix -sans doublure- du producteur exécutif de la série, la Century Fox rappelle qu’elle détient des droits de propriété sur les personnages des Simpson. “Nous n’avons pas donné notre accord pour ce message” précise-t-il en affirmant que les “Simpson ne doivent servir aucune religion, philosophie ou système de croyance”.(2) N. Carwright a vraisemblablament dérogé aux clauses de son engagement avec la Fox et pourrait être poursuivie pour violation de contrat.
Des dons pour répandre la parole de Ron Hubbard
En 2008, l’actrice avait officiellement donné 10 million de dollars à l’Eglise de Scientologie et devançait le très prosélyte Tom Cruise de 5 millions de dollars.(3) Celui-ci avait reçu un trophée “platine” en 2004 de la part de l’Association international des Scientologues pour avoir versé 2,5 million au denier du culte, et un trophée “Diamant” en 2006 pour une seconde offrande de 2,5 million. D’après quelques publications de cette église, plusieurs personnalités ont été gratifiées pour leur dévotion au cours d’une cérémonie à Clearwater pendant l’été 2008. Le magazine scientologue Impact a d’ailleurs produit des photos de trophées dorés, de statuettes en crystal et de différentes plaques qui servent à remercier les fidèles selon leurs aumônes.
Fondée par un escroc qui prétendait “débarrasser” les gens du malheur, la scientologie a non seulement recourt à tous les moyens de contrainte physique et psychologique pour arriver à ses fins, mais s’avère être une entreprise internationale très lucrative qui brasse des milliers de dollars .
Nathalie Szuchendler
(2) http://www.thrfeed.com/2009/01/bart-simpsons-scientology-recording.html
(3) http://www.anti-scientologie.ch/cruise-amis.htm
lundi 09 février 2009
Face à la guerre à Gaza et à l’accumulation intolérable des victimes civiles palestiniennes, personne ne peut rester indifférent. Compte tenu des risques de débordements prévisibles, nous n’avions pas encore manifesté notre opinion dans la rue, que ce soit dans les rassemblements communautaires de soutien inconditionnel à la politique israélienne ou pour le soutien à Gaza. Le moment est venu de le faire et de rappeler les principes auxquels nous sommes attachés : celui de la paix entre Israéliens et Palestiniens, mais aussi, en France, ceux de la laïcité républicaine et du vivre ensemble.. Lors de la manifestation du 10 janvier, près du premier cortège regroupant les personnalités, de nombreux slogans de haine ont été proférés. Des militants brandissant des drapeaux du Hezbollah et du Hamas scandaient en arabe « Destruction d’Israël » et « Mort aux juifs ».
Nous sommes horrifiés mais non surpris par de tels débordements, qui se sont déjà produits par le passé. Nous ne faisons pas l’amalgame entre les militants sincères de la cause palestinienne qui cherchaient à exprimer leur douleur, que nous partageons, devant la situation des Gazaouis, et ceux qui appelaient à la haine. Mais nous sommes atterrés par le fait que des organisations et partis se réclamant de la laïcité républicaine se retrouvent aux côtés de la mouvance islamiste la plus dure. Face aux manifestations unilatérales et aux dérapages inacceptables, il est temps de faire entendre la voix de la raison et de manifester pour les DEUX peuples. Depuis des années, nous défendons le principe d’une paix négociée entre Israéliens et Palestiniens. L’Initiative de Genève en avait tracé la voie. Celle de la Ligue arabe, validée par l’immense majorité des pays arabes, prouve qu’un accord entre Israël et le monde arabe est aujourd’hui possible.
En conséquence, La Paix Maintenant appelle à un rassemblement silencieux dimanche 18 janvier à 15 h devant le Mur de La Paix, face à l’Ecole militaire à Paris sous le mot d’ordre : Deux peuples, Deux Etats, Une Paix.
Nous nous adressons à la communauté internationale afin qu’elle intervienne pour :
- Imposer un cessez-le-feu immédiat entre Israël et le Hamas, qui mette fin aux opérations militaires israéliennes et aux tirs de roquettes du Hamas et qui garantisse la sécurité des populations israélienne et palestinienne
- Demander à l’Egypte et Israël la levée du blocus de Gaza, tout en empêchant la contrebande d’armes vers Gaza
- Accélérer la reprise des négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne en vue d’aboutir à un accord global et définitif, acceptable par les deux peuples.
La Paix Maintenant
jeudi 15 janvier 2009
Le Vatican vient de rétrécir, une fois de plus, son champ de vision sociale en décrétant que les dérèglements environnementaux et leurs conséquences négatives sur la fertilité masculine son dus à la pilule utilisée par les femmes en milieu occidental. Ce moyen de contraception est en effet accusé par Pedro José Maria Simon Castellvi, président de la Fédération internationale des associations de médecins catholiques, de provoquer en Occident une “pollution environnementale” responsable “de l’infertilité masculine (marquée par une baisse constante du nombre de spermatozoïdes chez l’homme)”. D’après les théories exposées ce samedi 03 janvier dans le journal du Vatican, l’Observatoire Romano, la pilule contraceptive “en relâchant des tonnes d’hormones dans la nature” à travers les urines des femmes qui l’utilisent, est coupable “des effets dévastateurs sur l’environnement”.
Au nom de l’Humanae Vitae
Opposé à tous moyens de contraception et hostile à toutes formes de vie sexuelle non dédiée à la procréation, le Vatican trouve dans un premier temps une manière politiquement correcte de s’attaquer au contraceptif le plus répandu, dans un communiqué plus dithyrambique en vertu pseudo-écologique qu’en éclaircissements scientifiques. “Nous sommes face à un effet anti-écologique clair qui exige davantage d’explications de la part des fabricants” indique P. Castellvi en se référant à l’encyclique Humanae Viatae de feu-Jean-Paul II, qualifiée de “prophétie scientifique”. On rappellera que la pilule et le préservatif y sont bannis comme instrument éminemment criminogènes portant atteinte à la vie. Le quarantième anniversaire de l’encyclique Humanae Vitae en octobre 2008 a donné l’opportunité à Benoît XVI de condamner une nouvelle fois la contraception et ce que J.P II nommait la “culture de la mort”. A cette occasion, l’ancien cardinal Ratzinger avait d’ailleurs sollicité les pharmaciens à refuser de vendre la pilule du lendemain et les gynécologues à ne pas pratiquer d’IVG, en adoptant le statut d’objecteur de conscience…
La pilule comme adversaire des droits humains
Non seulement la pilule corrompt les esprits, pollue l’environnement et rend les hommes infertiles, mais elle porte atteinte aux droits fondamentaux d’après l’article de Castellvi. “En ce soixantième anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme, elle viole au moins cinq droits de l’homme importants : le droit à la vie, le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit à l’information et le droit à l’égalité entre les sexes”. D’autant plus meurtrière, la pilule progestative est associée au RU 486 qui “assassine” les fœtus ! “L’embryon, même dans ses premiers jours, est différent d’un ovule … et si rien ne l’en empêche, il finit, neuf mois plus tard par sortir du ventre maternel, prêt à dévorer des litres de lait” déclare Castellvi dans le même article.
En route pour une nouvelle croisade contre l’émancipation féminine, Benoît XVI et son équipe franchissent un stade supplémentaire en tentant de donner des fondements écologiques et scientifiques aux doctrines du Vatican, et d’étendre leur influence en empiétant à nouveau sur l’espace public, au-delà du seuil alloué à la foi.
Nathalie Szuchendler
jeudi 08 janvier 2009
Paru dans Respublica N° 607
Tout récemment, le Vatican a montré son vrai visage en s’opposant fermement à toute dépénalisation de l’homosexualité dans des pays où être homosexuel signifie souvent la mort. Toute à son intolérance, il est donc logique que l’Eglise Catholique continue, dès qu’elle en a l’occasion, à mener la charge contre le mariage homosexuel et, plus largement, contre toute évolution des moeurs dans la société.
Dimanche, l’Eglise espagnole a donc soutenu un rassemblement pour la famille traditionnelle avec en ligne de mire : la légalisation du mariage homosexuel et les récentes mesures visant à simplifier le divorce.
Selon les organisateurs qui n’hésitent jamais à surestimer les chiffres, la manifestation aurait rassemblé 1 million de participants. Plutôt quelques dizaines de milliers d’après la police.
Après la lecture d’un message du pape Benoît XVI, l’office a été célébrée par Mgr Rouco Varela et cinq autres archevêques, 22 évêques et plus de 300 prêtres. “Chères familles, ne laissez pas faiblir l’amour, l’ouverture à la vie et les liens incomparables qui unissent vos foyers. Le pape est à vos côtés”, a fait savoir le souverain pontife. L’archevêque de Madrid Antonio Maria Rouco Varela d’ajouter, non sans une certaine intolérance culturelle, que “l’avenir de l’humanité dépend de la famille, de la famille chrétienne”. Et les familles autres que chrétiennes ? Ce ne sont pas des familles ?
En octobre dernier, c’était encore et toujours contre le droit à l’avortement que l’extrême droite catholique défilait à Paris pour la 4ième édition de la Life Parade, manifestation pensée à la base pour défendre la famille traditionnelle catholique. Vantée pour avoir rassemblé quelques milliers de personnes, la Life Parade édition 2008 ne comptait tout au plus que quelques centaines de manifestants c’est à dire même pas de quoi remplir la place Saint Sulpice où le cortège s’était donné rendez vous.
La « parade » valait pourtant le détour puisque l’extrême droite catholique s’est appropriée les thèmes de l’écologie pour défendre son concept du « respect de la vie depuis la conception jusqu’à la mort naturelle ». C’est en effet sous le slogan « bébés, pandas même combat ! » que les manifestants ont fait valoir leur refus du droit à l’avortement et des moyens de contraception. A les écouter, les bébés seraient une espèce en voie d’extinction comme les pandas. Ne restent-ils que 600 bébés sur terre tout comme nos 600 malheureux pandas qui se baladent encore dans la nature ? On a du mal à le croire …
Caroline Brancher